Musique sacrée: Benoît XVI demande que le chant grégorien soit valorisé

Benoît XVI demande que le chant grégorien soit valorisé

Le Chant Grégorien

Le Concile avait expressément demandé que le chant grégorien ait la première place dans les célébrations liturgiques. Plus récemment, le pape Benoît XVI a demandé à son tour, dans l’Exhortation post-synodale « Sacramentum Caritatis », que le grégorien soit partout valorisé et qu’on n’hésite pas à l’utiliser – ainsi que le latin – spécialement au cours des messes solennelles ou internationales.

« Les gens ne comprennent plus le latin », diront celles et ceux qui sont farouchement opposés à l’usage du chant grégorien… et qui, par là même, s’opposent aux directives du Saint-Père.

Sommes-nous certains que depuis qu’on a remplacé le latin par la langue du pays, les gens font davantage attention à ce qu’ils disent ou chantent? Sommes-nous certains que le fait de comprendre les mots employés dans et par la liturgie fait que l’on saisisse automatiquement le sens de la liturgie elle-même ainsi que la signification de ce qu’elle entend célébrer ? Rien n’est moins sûr quand on voit avec quelle désinvolture certaines personnes s’avancent pour recevoir la communion, alors que le célébrant leur dit très clairement et dans une langue sensée être comprise, qu’ils reçoivent le Corps du Christ.

Mais revenons au chant grégorien. Quelles sont les raisons qui font qu’il doit avoir toute sa place dans la liturgie ? Il y en a quatre principales que nous donnons ici sans respecter de hiérarchie.

Première raison: le chant grégorien a une valeur de tradition. La réforme liturgique voulue par l’Eglise au moment de Vatican II ne peut pas être comprise et ne saurait porter des fruits si elle renie ou conduit à renier le passé. Le pape Benoît XVI a du reste beaucoup insisté sur ce point dès les débuts de son pontificat: il n’y a pas une Eglise de l’avant-Concile et une Eglise de l’après-Concile. Or, grâce au chant grégorien, la liturgie nous invite à pratiquer une sorte d’ « œcuménisme historique » en nous permettant de nous unir aux générations de fidèles qui, de tous les temps, l’ont toujours transmis et chanté avec profit.

Deuxième raison: le chant grégorien a une valeur spirituelle. L’expérience a clairement montré que partout où il était cultivé, chanté, aimé, il devient apte à nourrir la foi, à favoriser la piété et l’adoration, à alimenter la vie spirituelle. Il ne pourra se trouver personne pour contredire ce point… sauf à ne pas vraiment connaître ce dont on parle.

Troisième raison: le chant grégorien possède une valeur culturelle permanente. Sa perfection est telle que l’Eglise, à l’unisson des plus grands musiciens, l’a considéré comme un patrimoine d’une valeur inestimable. Il est d’ailleurs la seule forme d’art que l’Eglise s’est appropriée pour la reconnaître comme officiellement au service de la liturgie, au service de sa prière officielle portée au plus haut degré de perfection.

Quatrième et dernière raison: le grégorien est un facteur d’unité puisqu’il favorise l’expression commune de la prière lorsque sont réunis des fidèles venus d’horizons différents. Il favorise donc un « œcuménisme spatial » qui s’ajoute à l’ « œcuménisme temporel » dont il a été question plus haut.

De telles considérations ne doivent pas demeurer théoriques: elles doivent se traduire en réalisations concrètes comme, par exemple, la création de scholae ou encore et surtout la mise en œuvre de célébrations liturgiques (messes, vêpres, complies… etc.) chantées en grégorien.

C’est le Concile lui-même qui postule la remise en honneur du chant grégorien et du latin; c’est l’Eglise elle-même qui nous donne ordre de ne jamais traiter notre liturgie comme si le chant grégorien ne devait pas y avoir sa place: la première place!

Source vaticane

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