Méditation/ « Seuls les démons ne peuvent pas changer »/ Père Paul-Marie MBA, cb

Nous poursuivons nos méditations avec le père Paul-Marie MBA, de la Communauté des Béatitudes. « Seuls les démons ne peuvent changer » est une invite à tous ceux qui ont une once en responsabilité, pour le respect et la protection de toute vie, en ce temps de lutte contre le coronavirus.

SEULS LES DÉMONS NE PEUVENT CHANGER

« Chers leaders politiques, il est encore temps de changer. Il est encore possible de vous racheter. Il est encore temps de réhabiliter votre nom. Il est encore possible d’honorer votre descendance. Il est encore temps de nous rendre fiers de vous. C’est possible.

La fin vaut mieux que le commencement (cf. Eccl 7, 8), dit la Bible. Si vous avez mal commencé, vous pouvez encore bien finir ; seuls les idiots ne changent pas ; seuls les démons ne peuvent changer. En persévérant dans  »l’erreur », vous devenez diaboliques, nous obligeant à vous combattre avec justice. Réveillez-vous donc : les cris des mères et des enfants montent déjà vers vos palais dorés. Les entendez-vous ? La terre abreuvée de trop de larmes amères s’ouvre à nouveau pour engloutir de nouvelles vies, le voyez-vous ?

Que personne ne parle de  »morts naturelles ou bios », ces morts peuvent être évitées. Abandonner à la mort quelqu’un qu’on aurait pu sauver, c’est participer à sa mort. Achever quelqu’un dont la mort est prochaine, c’est être instrument de mort; c’est se ranger du côté de la mort. De plus, être ami de celui qui tue et être neutre face à celui qui tue, cela revient au même: c’est toujours consentir au crime.

Toute vie humaine est précieuse, fut-elle à son crépuscule. Même confinée au fond d’un lit, elle garde toute sa valeur pour ceux qui l’aiment authentiquement. C’est que pour rien l’amour vrai ne consent à la perte de l’aimé. L’amour vrai est comme ravivé par la souffrance de celui qu’on aime. Les mamans le savent si bien, elles qui se donnent plus aux enfants malades et en difficulté qu’aux autres. Oui, même au bord de la mort, toute vie reste chère. Mais cela c’est aussi parce que tant qu’un cœur bat, il reste capable d’essentiel : il peut encore aimer ou se laisser aimer. Et rien ne vaut en ce monde cette musique qui a un petit goût d’éternité.

En effet, l’amour reçu ou donné, l’amour non reçu ou non donné est dans le cœur de l’homme le signe de son appel à l’Amour divin; il est le cri intérieur de son besoin d’être aimé en tout temps et d’être aimé infiniment, spécialement lorsqu’il ne peut plus compter sur lui-même. Quand tout chavire autour d’un être humain, quand il ne peut plus rien pour lui-même, son cœur devient un cri qui appelle à l’amour: une provocation à l’amour que ne peuvent saisir que les aimants de l’Amour.

Le Covid-19 vous appelle, chers leaders, avec nous tous à plus de responsabilité, mais chacun à son rang, grade et fonction. Nous pouvons encore changer ensemble… »

Paul-Marie Mba, cb

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