Méditation/ « Combattant de lumière ou de la famille des coronavirus »?/ Père Paul Marie MBA, cb

Le père Paul Marie MBA, cb, nous invite à ce qu’il appelle une « petite méditation impertinente », sur le thème « Combattant de lumière ou de la famille des coronavirus »? Corona-men ou combattant de lumière?

MÉDITATION

COMBATTANT DE LUMIÈRE OU DE LA FAMILLE DES CORONAVIRUS ?

Que tirer comme leçons pour notre monde opprimé par tant de tyrannies de la réaction unanime des peuples face au coronavirus virus, ou covid-19 ? Comment les hommes réagissent-ils devant sa dangerosité et son expansion qui se rient des frontières humaines en mettant en péril la vie de tant de peuples ? Comment luttent-ils contre son étouffement mortifère qui répand tant de larmes sur son passage ?

Il y a bien sûr un vent de panique qui pousse à toutes sortes de dérapages. Mais il y a aussi l’instinct de survie qui pousse à lutter contre la pandémie. L’humanité cherche comment la contenir, comment la neutraliser. Les intelligences et les finances sont mises à contribution. Des plates-formes d’experts sont mises en place. Quel serait le meilleur traitement pour anéantir le terrible fléau ? La maladie ne réveille pas que la peur-panique : elle libère la créativité, le don de soi, la solidarité humaine, le courage et même l’héroïsme. Des hommes et des femmes risquent leur vie pour épargner d’autres vies. Des hôpitaux sortent de terre en quelques jours. Des stratégies de combats sont élaborées. Les artistes et les médias sont au rendez-vous. L’Afrique, avec sa culture musicale et son sens de la dérision, invente des chants et des sketchs pour exorciser sa peur.

En d’autres termes, un grand sursaut pousse les hommes à refuser la fatalité. Tout le monde est conscient que c’est une question de vie ou de mort.

UNE ATTITUDE PARADOXALE SCANDALEUSE

Pourtant, cette réaction des plus humaines semble faire défaut en certains domaines où la mort frappe aussi violemment et davantage qu’on n’en a conscience. C’est le cas lorsque certains peuples exterminent d’autres, ou lorsqu’un dictateur asphyxie tout un peuple des décennies durant devant l’indifférence généralisée d’une partie l’humanité, voire avec ses applaudissements renforcés par des contrats juteux arrosés au champagne.

Ce silence déplorable, dans les rangs des peuples étouffés et chez les peuples libres, ne serait-il pas dû à une forme d’inconscience généralisée ? Assurément, celle-ci n’explique pas tout… Mais, nous semble-t-il, l’inconscience des « justes » et des hommes libres, voire leur manque de réalisme et leur fausse vertu sont l’une des causes de la persistance de la « toxicité » de certains « hommes-fléaux » aussi pire que le « N’koronavirus », comme on dit dans mon pays. L’action de ces gens sur la société est comparable à celle du coronavirus qui tue plus ou moins lentement, en étouffant ses victimes dont il détruit les voies respiratoires et n’épargne pas les systèmes digestif, cérébral et cardio-vasculaire…

Ces « coronavirus-men » existent bien car l’arbitraire d’un seul homme, d’un petit clan ou l’intérêt d’une oligarchie économique condamne en beaucoup d’endroits de la planète des millions d’hommes, de femmes et d’enfants à une mort certaine en les appauvrissant, en les embastillant, en les prostituant, en les privant d’éducation et de soin de santé, en les privant de leur retraite, en les pourchassant, en les massacrant comme des brebis de boucherie à ciel ouvert aux cours de revendications légitimes, ou dans l’obscurité des prisons sordides et les bosquets d’un coin perdu… Ces « coronavirus-men » ne méritent-ils pas la même attention, la même levée de boucliers : le même traitement énergique que le terrible fléau qui frappe à nos portes, menaçant même une Afrique déjà exsangue de trop maux ?

En effet, quand un homme est atteint du coronavirus 19, on le met en quarantaine bon gré, mal gré. Quand un homme est enragé, on l’isole des autres en utilisant la contrainte. Et quand un fou met le feu partout, seule la force en vient à bout. Cette unanimité dans le traitement ne souffre aucune critique.
Jamais personne ne penserait laisser ces personnes en liberté au nom du pardon. Jamais le bon sens n’appellerait à les laisser tranquilles. Jamais on ne penserait qu’ils iraient mieux avec le temps. Jamais leurs proches ne se sentiraient en sécurité. Ils sont dangereux pour tous.

Mais quand un homme se nourrit des souffrances de ses semblables ; quand un homme condamne injustement à la mort ses semblables ; quand un homme assassine avec la bénédiction de ceux qui doivent dire le droit ; quand un homme opprime tous les autres avec mépris ; quand un homme appauvrit des millions à sa guise ; quand un homme peuple les prisons d’innocents et couvre d’honneur les bandits ; quand un homme élève les méchants et rabaisse les justes ; quand un homme « castre » tout un peuple et fait de ses hommes des femmelettes ; ou encore quand un homme dépèce ou fait dépecer des enfants innocents comme du gibier pour sa puissance ; quand un homme viole jusqu’à ses propres enfants sans remords pour de l’argent ; quand un homme viole des enfants et des femmes et les transperce d’un pieu pour des rituels sataniques afin de dominer davantage. Quand un homme livre à la drogue toute une jeunesse. Quand un homme décide que les autres sont des cobayes parce que trop faibles pour se défendre. Quand un homme décide que les vieillards ne doivent plus vivre pour faire des économies. Quand un homme déclenche une guerre derrière un bureau feutré pour s’approprier les ressources d’un pays. Quand un homme érige le mal en bien et fait du faux le vrai sans sourciller. Quand un groupe d’hommes ou un homme appauvrit la capacité de se nourrir d’un peuple, le prive d’un système de santé digne, laisse en déliquescence ses moyens de vie intellectuelle, pervertit sa moralité, paralyse sa culture, le confine en une existence larvée, l’asphyxie économiquement, brise tout espoir d’amélioration de ses conditions sociales et tue ceux qui s’opposent à sa toute-puissance : il est de la grande famille des coronavirus.

Par conséquent, on s’attendrait face à ces gens-là à une réaction aussi unanime et ferme de tous que celle contre le covid-19 qui a tué jusqu’à présent bien moins de gens que certains hommes ou groupes d’intérêts qui ont asservi et tué des peuples entiers, qui condamnent à une vie infrahumaine et à une lente agonie des pays ou des continents entiers. Mais il n’en est étrangement souvent rien ou presque. Ce sursaut humain des plus sain(t)s fait trop défaut en notre bas monde devant de tels hommes.

Pourtant, ces gens-là, cet homme-là, cette femme-là est pire qu’un dangereux psychopathe. Cet homme-là, cette femme-là est plus dangereuse que le terrible coronavirus-19. Cet homme-là, cette femme-là est semblable à un tigre en liberté dans un marché public…

Pourtant, cet homme-là, cette femme-là oblige toute l’humanité à le combattre à tout prix. Cet homme-là, cette femme-là ne peut laisser une personne normale indifférente. Cet homme-là, cette femme-là condamne le monde à l’affronter ou à le servir… Aucune indignation ne suffira à confiner le « corona-man » ; aucun regard ne le fera reculer ; mais les larmes et les cris désespérés de ses victimes l’enivreront de joie, tel un boxeur voyant son adversaire chanceler à ses coups. Il célébrera ses mensonges sur le lit des larmes et du sang des autres.

Le « corona-man » ne respectera donc que votre légitime-défense ; il ne craindra que votre courage à l’affronter ; il ne tremblera que devant la détermination d’un groupe soudé jusqu’à la mort à le combattre à tous prix porté par l’intelligence, la sagesse et la force. C’est le seul langage, hélas, que comprend cette race-là ! C’est le seul que respecte et redoute cette espèce-là chez ceux qu’il étouffe jusqu’à l’agonie, les uns après les autres dans un silence bruyant qui échappe à l’indifférent comme à l’inconscient. La témérité unie au nombre et au refus organisé, voilà ce que redoute tout « corona-man ». En dehors de ça, cette engeance-là ne recule ni devant Dieu, ni devant les traditions des hommes : car elle est sa propre loi.

PAS DE CHARITÉ ET DE VERTU SANS LUTTE CONTRE LE MAL

Aussi, toute neutralité devant le « corona-man » sera aveu de faiblesse ou lâcheté. Tout silence face à sa destruction sera complicité ou stratégie, à moins qu’elle ne soit diplomatie mais le diplomate ne sert que l’intérêt d’un Etat, pas d’abord celui de l’humanité.

Cet homme-là, cette femme-là ne mérite aucune tolérance. Cet homme-là, cette femme-là ne doit pas être laissée en liberté. Cet homme-là, cette femme-là doit être vite confinée. Mais cet homme-là, cette femme-là ne peut être contrôlée que par la force. Cet homme-là, cette femme-là, raison ne retrouvera que par la coercition. Et cet homme-là, cette femme-là appelle d’abord nos prières pour sa neutralisation à tout prix.

Car il est juste d’opposer la force à celui que ni la raison, ni la foi et la vertu n’ont soumis. Car il est juste de contraindre celui qui jouit des larmes et du sang de ses victimes par-dessus la loi. Car il est juste d’écarter celui qui fait de ses semblables des bêtes de somme ou d’abattoir. Car il est plus que juste de défendre le bien de tous de la folie meurtrière d’un individu ou d’un groupe d’intérêt égoïste. Quel mal y aurait-il à s’opposer à celui ou à ceux qui trônent sur les cadavres de leurs semblables ? La société doit générer cette lutte comme un anticorps social indispensable à sa survie, sous peine d’asphyxie généralisée où les plus faibles s’éteindront meurtris par ces : corona-présidents, corona-juges, corona-politiciens, corona-policiers, corona-patrons, corona-partis, corona-compagnies, corona-enseignants, corona-médecins, corona-pasteurs… C’est que beaucoup ignorent que les coronavirus forment une grande famille virale dont le membre le plus dangereux à ce jour pour l’humanité est le covid-19. Plus ils sont nuisibles, plus il faut s’en défendre et les combattre avec ardeur sans peur. On doit prier pour sa fin comme on prie pour celle d’une pandémie.

En effet, il est hautement charitable de débarrasser la cité des prédateurs. En effet, il est plus que vertueux d’affronter la cause du malheur de tous ; c’est un bien nécessaire que d’affronter le méchant ; la foi et la raison sont ne peuvent souffrir de désaccord là-dessus. Et si désaccord il y avait, il ne pourrait porter que sur l’opportunité et les moyens à utiliser avec efficacité pour éviter que le remède ne soit pire que la maladie, et pour éviter que le juste ne devienne lui-même semblable à celui qu’il combat car, comme dit l’adage, « la corruption du meilleur produit le pire ».

Donc la stratégie, la prudence et l’audace doivent marcher d’un même pas vers ce noble but. Et la prière implorer le ciel pour que soit mis hors d’état de nuire le loup et sa meute dans la bergerie. Néanmoins, la prière guère ne doit renoncer à vouloir le salut éternel du méchant chez celui en qui a retenti l’appel intérieur aux biens supérieurs : à la lumière sans laquelle le jour est nuit.

Mais jamais la prière ne doit conduire à laisser le méchant prospérer sans le combattre avec ferveur ; car la prière authentique, entre autres, arme l’esprit et l’âme du croyant contre le mal. La prière véritable donne un surcroît de cœur et de conscience. Elle dépose en l’âme les armes invincibles de la justice et de la vérité, de la bonté et de l’amour ; elle affine le sens du bien et renforce l’engagement contre tout mal. C’est pourquoi la prière produit des hommes d’action, jusqu’au martyre d’amour ou de sang ; elle façonne des cœurs mâles, même pour les femmes.

Car, on ne peut servir le Dieu d’Amour sans être ses bras contre le Mal et le méchant ; on ne peut servir le Dieu-Vivant sans s’engager contre ceux qui piétinent la vie comme en jouant ; on ne peut servir le Dieu de Sainteté sans s’opposer aux partisans du mensonge d’un monde sans valeurs ; on ne peut servir le Dieu de Vérité en croyant à la grande mystification qui consacre la tranquillité du méchant au nom d’une paix qui piétine continuellement la justice. On ne peut s’insurger de la mort possible d’une vie et rester de marbre devant celle quotidienne des millions d’autres humains. Ce serait une indignation sélective scandaleuse que même le sens de la justice de l’enfant condamnerait sans hésitation.

Donc, à chacun, en conscience, de lutter contre le mal ; à chacun d’avoir le courage de la lutte contre le mal ; à chacun de payer un tribut à la victoire du bien, d’abord en soi-même comme autour de soi. C’est un devoir sacré ; c’est un devoir qu’on ne fuit qu’en se déshumanisant, peu ou prou mais toujours. L’éviter, c’est se ranger du côté de la famille des coronavirus. Malheur aux lâches, ils mèneront une vie d’esclave sans chaines visibles. Malheur aux esclaves de maison, ils seront la honte de leur descendance. Malheur aux courageux sans plans de contre-attaque, ils subiront de cuisantes défaites. Qu’on en soit conscient ou pas, c’est cela qui est la vérité.

APPEL AUX COMBATTANTS DE LUMIÈRE

Eveillez-vous donc peuple de la lumière ! Levez-vous combattants de lumière ! Quittez votre peur, chassez toute hésitation. De tous les horizons, bondissez comme un seul homme face au mal plus arrogant que jamais ! Prenez cœur et courage ! La lumière a vocation à la victoire sur les ténèbres, depuis toujours : dès le premier lever de soleil… Debout hommes et femmes de feu ! Les ténèbres actuelles vous défient. Debout de partout comme de fiers guerriers, ennemis des ténèbres car pas de nuit qui ne nargue les amis de la lumière. Debout, en marche, puissants guerriers de lumière. De partout portez la lumière car il fait sombre même en plein jour.

Debout ! Debout ! Debout donc combattants de lumière, vous seuls nous sortirez de cette terrible nuit qui tout déjà engloutit. Peuple-lumière, c’est l’heure de te lever, la nuit est trop avancée ; c’est le moment de te dresser comme une colonne de feu : trop de corps sans vie jonchent les cités plongées dans la nuit, trop d’hommes et de femmes sans âme mène le monde à sa ruine. C’est le temps, c’est le temps, c’est le temps de vous montrer car pas de nuit que ne chasse le jour ; pas de nuit que n’illumine la lumière depuis que le feu a été donné aux hommes… Des quatre coins de la terre, levez-vous donc au nom de Dieu ! La terre a besoin de vous, les larmes et le sang des innocents sans nombre vous appellent avec fracas.

Levez-vous, la Lumière vous appelle à la servir : chacun selon ses moyens, chacun là où la vie l’a semé : chacun pour la seule lutte où l’on est toujours perdant en désertant la voix secrète qui qui hurle des profondeurs du cœur et qui indique la voie à suivre pour bâtir un monde plus humain.

PAS DE VICTOIRE POUR LES FRANCS-TIREURS

Mais cette bataille ne peut se mener sans stratégie, ni étape et objectifs. Sans juste vision de l’avenir. Elle ne peut se gagner sans discipline, ni travail en équipe. Qui se désengage ici trahit son humanité. Et ici la neutralité et l’indifférence sont un manque d’humanité. Elles sont signe de la victoire du mal en ceux qui jouissent de la vie pendant que leurs semblables mènent une vie de chien à la porte de leur maison. Et qui se contente de larmes et de paroles sans actes obéissants à une stratégie encordée avec les autres combattants de lumière ne peut gagner. Ses victoires seront superficielles ; elles seront éphémères. C’est en vain qu’il aura lutté. Aucune lutte ne se gagne en franc-tireur, surtout pas face à une « épidémie » ou une « pandémie »… C’est une loi commune à toutes les guerres. Même le sniper dans un conflit est membre d’un corps.

Point n’est besoin d’attendre un messie quelconque. Le Messie nous a confiés la mission de travailler à l’instauration de son règne sur la terre jusqu’à l’heure du jugement et du grand tri des âmes, lorsque la trompette de l’Ange sonnera définitivement la fin de cette interminable lutte. La souffrance du prochain, la vue de sa propre misère et l’arrogance des méchants doivent pousser les « justes » aux dépassements de soi et aux plus grands sacrifices, souvent dans l’indifférence de tous et l’ingratitude des « maboules-heureux » pour qui il livre bataille ; mais souvent ce sera sous les feux des projecteurs et les coups violents des méchants à qui leur manque d’humanité n’impose aucune limite dans le courroux.

TIRER SA RÉVÉRENCE EN ŒUVRANT POUR UNE CITE MEILLEURE

Quoi qu’il en soit, que personne ne quitte cette terre de misère sans avoir essayé jusqu’au bout de la laisser meilleure. Il y a tant de maux à combattre, tant de bien à faire ; que personne ne tire sa révérence sans avoir cherché à enrichir son humanité avec courage. C’est le seul vrai métier de la vie ici-bas. Nous bâtissons en effet notre vie à venir dans l’au-delà en travaillant à être meilleur sur terre. Nous édifions notre demeure de lumière ailleurs en travaillant au meilleur pour les autres car l’humanité est une, depuis la mystérieuse nuit des origines. La Loi et les prophètes s’embrassent en cette grande œuvre trop méconnue, ainsi que l’a enseigné Jésus dans le grand commandement de l’amour. Tout dans la vie nous projette dans ce combat. Nous pouvons bien sûr le déserter comme nous pouvons aussi l’assumer ; dans l’un et l’autre cas, il y a tant de façons de le faire… Néanmoins, toute démission est déjà défaite ; le « corona-man » est l’ami de quelqu’un le temps de l’intérêt du moment, le temps de son incubation…

Bon courage, bon combat à tous les combattants de Lumière. La victoire vous appartient : telle est notre foi et notre joie. Car Dieu aura le dernier mot en tout, lui a qui le premier mot sur tout, lui : « Il est, Il était, Il sera », lui « Il vient ». Alors, la vraie question est : de quel côté êtes-vous ? Êtes-vous de la race des combattants de lumière ou de celle des corona ? Combattez-vous le mal avec Dieu ou bien servez-vous la nuit et ses suppôts ? Êtes-vous de la famille de Dieu ou de celle des coronavirus ? Je vous laisse à votre réponse et à ses conséquences…

P. PAUL-MARIE MBA, cb

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