Diocèse Oyem/ Saint Jean-Baptiste de Medouneu/ Communauté des Filles du Sacré-Coeur de Jésus

Durant son séjour apostolique à la paroisse Saint Jean-Baptiste de Medouneu, Mgr Jean-Vincent ONDO EYENE, évêque du diocèse d’Oyem, a rencontré les religieuses de la Communauté des Filles du Sacré-Coeur de Jésus.

Cette communauté religieuse féminine est composée de sept membres:

* 03 religieuses:
– la Supérieure de la communauté, Soeur Marie-Catherine MENYENA ME NDONG;
– Soeur Marie-Christiane NTSAME EDZANG, qui dirige la Maison de formation à Libreville;
– Soeur Marie Luciana de Jésus BEFENE;
* 01 novice, Soeur Marie-Paule NTSAME, aux études à Oyem;
* 01 postulante au Noviciat à Libreville, Barbara EYANG;
* 02 futures oblates affiliées à la communauté
– Alphonsine EYANG MBA
– Marthe OYANE NDONG.

Les Soeurs Marie-Catherine et Marie-Luciana de Jésus nous parlent de leur vocation, et de leur mission à Medouneu.

DES VOCATIONS

« Moi, j’ai toujours désiré devenir Soeur, depuis mon plus jeune âge. Parce qu’à chaque fois que l’ancien catéchiste passait, il nous posait des questions sur celles qui veulent servir Dieu. Parce que les Soeurs lui demandaient de poser des questions aux jeunes filles. A l’époque, les Soeurs passaient elles-mêmes aussi dans les écoles catholiques où j’apprenais, et je montrais toujours le doigt parce que je voulais devenir Soeur. Mais la vie m’a emportée ailleurs, et le Seigneur a su me ramener sur le chemin qu’il avait tracé depuis toujours pour moi. Et c’est ainsi qu’il m’a permis de me ressaisir et de répondre à son appel. Un peu tardivement, parce que ma vocation a été tardive. Mais le désir était là depuis mon jeune âge, étant donné que j’ai fait l’internat des jeunes filles à Angone (Oyem) à l’époque, durant trois ans. Au sortir de là, Dieu lui-même a su m’attraper pour que je devienne ce que je suis aujourd’hui ».

« Au primaire, lorsque mon grand frère racontait souvent de belles histoires à la maison, j’étais très jalouse, car je voulais aussi être le centre, que l’on puisse m’écouter. Je pense que le Seigneur a compris le signe . Il en a profité un jour, lorsque je dormais. Il s’est manifesté à moi, et m’a dit de le suivre: « Viens, et suis-moi »! Je ne comprenais pas la question. Je lui ai même posé la question: « Seigneur! Je vais te suivre, mais je vais te suivre comment? Tu es mort »! Je ne comprenais pas le sens. Mais ce que j’ai compris plus tard, c’est que chaque fois que je rencontrais des religieuses, sans même prendre conscience, je les suivais et je me perdais souvent comme ça. Et c’est comme ça que cet appel, ma vocation s’est éveillée au fur et à mesure. Et voilà où j’en suis arrivée ».

DES ACTIVITES DES RELIGIEUSES DE LA COMMUNAUTE DES FILLES DU SACRE-COEUR DE JESUS A MEDOUNEU

« Nous sommes à Medouneu depuis 2005, parce que le Seigneur nous a appelées pour venir servir dans les zones rurales au départ. Par la suite, Lui-même saura comment nous envoyer ailleurs. Nous essayons, comme nous le pouvons, de répondre à son désir de servir les pauvres, les nécessiteux. Car le Seigneur m’a fait comprendre profondément que: « Vous vous agglutinez dans les villes, mais c’est moi qui meurt aussi dans les campagnes ». Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvées à Medouneu, et nous essayons de sillonner, avec les moyens de bord que nous avons, les villages, les quartiers, pour visiter les malades, essayer d’accompagner ceux qu’on peut accompagner, et aider réellement ceux qui sont abandonnés à eux-mêmes. Voilà notre charisme, aider vraiment ceux qui sont abandonnés à eux-mêmes ».

« Je suis Alphonsine EYANG MBA, oblate consacrée des Filles du Sacré-Coeur de Jésus. L’histoire de la grotte mariale Notre Dame des Anges est tellement sacrée que les mots me manquent souvent pour exprimer ce que Jésus et sa mère veulent réaliser dans ce grand lieu de pèlerinage. Je préfère que la grotte parle d’elle-même, par des signes, des guérisons, des miracles, qui se font dans ce lieu saint. En bref, je dormais. Dans ce sommeil, je me suis retrouvée dans un lieu où je n’avais jamais mis pied. Quand j’arrive, je trouve la statue de la Vierge Marie sur la pierre. Derrière cette pierre, il y avait un grand feu, dans la forêt, un feu allumé mais qui ne brûlait rien. J’ai commencé à faire le chapelet, c’est-à-dire la méditation du chapelet. En face de la Vierge, se trouvait la statue de Saint Jean-Baptiste. Toutes les pierres de ce lieu avaient des images des anges dessinées. Tout à coup, un homme vient et touche Saint Jean-Baptiste, et celui-ci a commencé à marcher. Et j’ai crié: « Donc les statues marchent »! Quand je me tourne vers l’image de la Vierge Marie, je vois une soeur blanche qui marche en faisant le tour du lieu avec les pieds qui touchaient à peine le sol. Quand je me réveille, il était près de 5h du matin.

Propos recueillis par Jacques MINTSA, responsable de la communication de l’évêque d’Oyem

Publier votre commentaire